Naissance Re-naissance

Motets luthériens pour la Nativité
Programme

Heinrich Schütz (1585-1672)
Meine Seele erhebt den Herren – SWV 344
Ich werde nicht sterben – SWV 346
Lobet den Herrn in seinem Heiligtum – SWV 350
Extraits des Symphoniae Sacrae II (1647)

Johann Pachelbel (1653-1706)
Partita n°6 en Sib Majeur
Sonata – Adagio – Aria – Courante – Gigue
Extrait de Musikalische Ergötzung

Johann Hermann Schein (1586-1630)
Siehe, das ist mein Knecht
Uns ist ein Kind geboren
Opella Nova, Geistliche Konzerte (1626) 

Johann Pachelbel (1653-1706)
Partita n°4 en Mi mineur
Sonata – Adagio – Aria 1 – Aria 2 – Ciacona
Extrait de Musikalische Ergötzung 

Dietrich Buxtehude (1637-1707)
Herr, wenn ich nur Dich hab – BuxWV 38
Schaffe in mir, Gott, ein rein Herz – BuxWV 95
Herr, wenn ich nur Dich habe – BuxWV 92
Abendmusik 

Johann Sebastian Bach (1685-1750)
Sonate en trio n°3 – BWV 527
Andante

Johann Sebastian Bach
Nun mögt ihr, stolzen Feinde, schnauben – Oratorio de Noël BWV 248
Herr, so weit die Wolken gehen – Cantate BWV 171
Ich will nur dir zu Ehren leben – Oratorio de Noël BWV 248

Distribution

Benoît Haller, ténor et récitant
Guillaume Humbrecht, violon
Marion Korkmaz, violon
Sébastien Wonner, orgue

Heinrich Schütz compose en 1647 le deuxième volume des Symphoniae Sacrae. De cet ensemble de motets conjurant la guerre de Trente Ans, jaillit paradoxalement une foi profondément ancrée dans le luthéranisme, mais surtout une joie exubérante inspirée par les nouvelles compositions de Monteverdi et la lumière italienne. Johann Hermann Schein compose en 1626 le second recueil des Geistliche Konzerte, unissant lui aussi le choral luthérien et l’esprit italien. Quelque cinquante ans plus tard, Dietrich Buxtehude puise dans la Bible les versets les plus enclins à susciter l’émotion et à décrire la relation intime qui lie le divin à l’humain. Johann Sebastian Bach, au siècle suivant, réalise dans ses cycles de cantates une synthèse éblouissante du mouvement baroque.

Au sein de ce programme destiné plus particulièrement à célébrer la Nativité, Benoît Haller, accompagné de trois instrumentistes, alternera chant et commentaires sur la proximité entre l’esprit de la Réforme et le tournant baroque en musique. Un concert tout particulièrement destiné à commémorer les 500 ans de la Réforme.

Monteverdi : Prima le parole

Programme

Claudio Monteverdi (1567-1643) :

Salve Regina
Laudate Dominum in sanctis ejus
Selva morale e spirituale

Nigra sum, sed formosa
Pluchra es, amica mea
Vêpres à la Vierge

Si vittorie si belle
Armato il cor
Canti Guerrieri

Ardo e scoprir
O sia tranquillo il mare
Mentre vaga angioletta
Canti Amorosi

Partenza amorosa
7e livre de madrigaux

Questi i campi di Traccia
Perche a lo sdegno
Orfeo

Che veggio, ohimé, che miro ?
Le retour d’Ulysse

Distribution

Benoît Haller, ténor
Christophe Einhorn, ténor
Élodie Peudepièce, violone
Sébastien Wonner, clavecin
Marie Bournisien, harpe

À la charnière des XVIe et XVIIe siècles, Monteverdi est à la fois le musicien de la synthèse des styles et des influences, et le précurseur de l’esprit baroque en musique. Mais comment le génial compositeur des Vêpres, des Madrigaux, et de l’Orfeo approche-t-il ces différents genres ? Le sacré et le profane s’opposent-ils vraiment ou ne sont-ils finalement que les différentes facettes de sentiments universels ? La Chapelle Rhénane propose une plongée dans cet univers monteverdien, grâce à une distribution miniature pour un effet maximum : deux ténors, avec de nombreuses cordes à leur arc, mènent l’enquête et tentent de répondre à ces questions.

Promenons-nous dans les bois

Programme

Arcangelo Corelli (1653-1713)
Ciacona (Sonata 12 op. 2)

François Couperin (1668-1733)
Corelli au pied du Parnasse prie les Muses de le recevoir (Apothéose de Corelli)
Courante italienne (4e concert royal)

Marin Marais (1656-1728)
Allemande pour le sujet & gigue pour la basse (4e livre pièces de viole)
Prélude en harpègement (5e livre pièces de viole)

Michel Pignolet de Montéclair (1667-1737)
Les ramages (5e concert)

Georg Philip Telemann (1681-1767)
Adagio (concerto TWV 43 h3)
Napolitana (music meisters)
Triste (music meisters)
Siciliana (music meisters)
Presto (concerto TWV 43 h3)

Antonio Vivaldi (1678-1741)
Largo (trio RV 86)
Allegro poco (sonate RV 44 pour violoncelle)
Largo (concerto RV 108 pour flûte)
Allegro (trio RV 86)

Marin Marais
Plainte (3e livre pièces de viole)
Le touché du clavecin (5e livre pièces de viole)
Le jeu du Volant (5e livre pièces de viole)

Jean Sébastien Bach (1685-1750)
Sonate en trio en Sol Majeur BWV 1039
Adagio – Allegro ma non presto – Adagio e piano – Presto

Distribution

Johanne Maître, flûtes, hautbois et flageolet
Mélanie Flahaut, flûtes, basson et flageolet
Étienne Mangot, viole de gambe et violoncelle
Philippe Grisvard, clavecin

Distribution

L’Italie, éternelle terre de musique, donna au monde nombre de musiciens incontournables qui inspirèrent les compositeurs de toute l’Europe et déchaînèrent les passions. A l’époque où firent rage les querelles opposant le goût italien au goût français, la musique est fille des voyages et des rencontres, héritière de toutes les traditions, se jouant des frontières

Transports amoureux

Programme

Claudio Monteverdi (1567-1643)
Lettera amorosa
Quel sgardo sdegnosetto
Lamento della Ninfa

Girolamo Frescobaldi (1583-1643)
Dunque dovro
Se l’aura spira
Ti lascio anima mia

John Dowland (1563-1626)
Praise, blindness eyes
Come again, sweet love 

Henry Purcell (1659-1695)
Sweeter then roses
When I am laid in earth
Dear pretty Youth
Music for a while

Michel Lambert (1610-1696)
Vos mépris chaque jour

Michel de Montéclair (1667-1737)
Vous qui vivez sous son empire

Sébastien Le Camus (1610-1677)
Laissez durer la nuit

Marc-Antoine Charpentier (1643-1704)
Médée : Quel prix de mon amour

Transports amoureux est un dialogue pour deux voix de femmes qui nous plonge dans l’abîme du sentiment amoureux. L’une chante et l’autre pas, l’une écrit, l’autre écoute. Trois siècles les séparent, de la musique au mot, et de la cour au bar, elles nous parlent d’hymen et d’attentes sans fin, du palais de Thesis au check-in de Pékin.

A la parole contemporaine de l’une répondent les chants d’amour de l’époque baroque ; pas une illustration, pas un catalogue non plus, mais une conversation où les voix se mêlent et s’entrechoquent en une polyphonie du sens et des sens. Plusieurs siècles de distance et ce sont les mêmes troubles, les mêmes émois.

Eva Gruber a interrogé les femmes dans les transports en commun et dresse un portrait complexe de l’amour : désir, sensualité, badinage, révolte, invitation au plaisir, premier baiser, séduction enjôleuse, peine de cœur, frustration, trahison.

A ces interpellations répondent les œuvres musicales interprétées par Salomé Haller avec finesse et sensibilité. À l’aune de ce regard croisé, la musique et les textes de l’époque baroque déploient toute leur modernité, et l’amour, sans cesse réinventé, sa chanson éternelle.

Distribution

Salomé Haller, soprano
Sébastien Wonner, épinette
Eva Gruber, comédienne

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