En bref
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Un programme riche et varié, à l'image du disque "Magnificat"
Des extraits des deux premiers disques "Schütz" de la Chapelle Rhénane
11 musiciens (6 chanteurs et 5 instrumentistes)
Une équipe musicale resserrée

Programme
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Herr, wie lang willst du mein so gar vergessen (Symphoniæ Sacræ 3)
O Jesu, nomen dulce (Petits Concerts Spirituels)
Was betrübst du dich, meine Seele (Symphoniæ Sacræ 2)
O misericordissime Jesu (Petits Concerts Spirituels)
Buccinate in Neomenia tuba - Prima pars (Symphoniæ Sacræ 1)
Jubilate Deo in chordis et organo - Secunda pars (Symphoniæ Sacræ 1)
Selig sind die Toten (Geistliche Chormusik)
Ich danke dir, Herr, von ganzem Herzen (Symphoniæ Sacræ 2)
Ich bin die Auferstehung und das Leben (Petits Concerts Spirituels)
Jubilate Deo omnis terra (Symphoniæ Sacræ 1)
Die Himmel erzählen die Ehre Gottes (Geistliche Chormusik)
Hütet euch, daß eure Herzen (Symphoniæ Sacræ 3)
Was hast du verwirket (Petits Concerts Spirituels)
Freuet euch des Herren, ihr Gerechten (Symphoniæ Sacræ 2)
O bone, o dulcis, o benigne Jesu (Cantiones Sacræ)
Von Gott will ich nicht lassen (Symphoniæ Sacræ 2)
Distribution (sous réserve)
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Tanya Aspelmeier et Stéphanie Révidat, sopranos
Rolf Ehlers, haute-contre
Koen van Stade et Benoît Haller, ténors
Markus Flaig, basse
Guillaume Humbrecht et Cosimo Stawiarski, violons
Armin Bereuter, violone en sol
Thomas Boysen, théorbe
Sébastien Wonner, orgue
Ce nouveau concert propose des psaumes issus des trois livres de Symphoniæ Sacræ ; entre ces pièces de louange s’intercalent des motets intimes et profonds puisés dans les "Kleine geistliche Konzerte", les petits concerts spirituels, ainsi que dans les recueils "Cantiones Sacræ" et "Geistliche Chormusik".
L’ensemble de ce concert forme une sorte de célébration, un peu à la manière des Vêpres à la Vierge de Claudio Monteverdi. Mais comme ces pièces sont prévues pour l’office luthérien de Dresden, c’est au Christ – et non à la vierge – que s’adresse cette louange ; le principe des vêpres demeure, mais la couleur change, même si Schütz s’est largement inspiré des techniques de composition du plus grand musicien italien du XVIIe siècle.
Dans les "Cantiones Sacræ" de 1625, Schütz essaye pour la première fois d’intégrer l’intensité dramatique et l’art de la monodie – typique du chant solistique à cette époque – à une composition à quatre voix ; le défi est de taille, et Schütz le relèvera une nouvelle fois en 1648 à travers la "Geistliche Chormusik" avec cette fois cinq, six et même sept voix, et aussi l’expérience, la perfection et le génie d’un musicien abouti.

Quant aux Symphoniæ Sacræ, elles sont fascinantes à plus d’un titre : ces œuvres sont presque les seules compositions de Schütz à contenir des parties instrumentales obligées, outre la basse continue ; les parties de dessus rivalisent d’invention et de virtuosité avec les parties vocales, un peu à la manière des pièces concertantes de la Selva Morale e Spirituale de Monteverdi. Pour ce type de compositions aussi, Schütz a mis son ouvrage sur le métier à plusieurs reprises (en 1629, 1647 et 1650), avec des effectifs de plus en plus larges.
Les petits concerts spirituels, enfin, sont marqués par leur contexte historique : en pleine guerre de Trente Ans, le personnel musical de la Chapelle de Dresden est décimé par la guerre et les épidémies. Schütz compose là ses pièces les plus dénuées d’effets et les plus poignantes.
Heinrich Schütz (1585-1672) • Vêpres Luthériennes
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