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Der Herr sprach zu meinem Herren (Psaume 110 • SWV 22)
Nun lob, mein Seel, den Herren (Psaume 103 • SWV 41)
Ich danke dem Herren von ganzem Herzen (Psaume 111 • SWV 34)
Der Herr ist mein Hirt (Psaume 23 • SWV 33)
Jauchzet dem Herren (Psaume 100 • SWV 36)
An den Wassern zu Babel (Psaume 137 • SWV 37)
Jauchzet dem Herren, alle Welt (Psaumes 98, 150, 148, 96, 117 • SWV 47)
Ist nicht Ephraim mein teurer Sohn (Jérémie 30,20 • SWV 40)
Ich hebe meine Augen auf zu den Bergen (Psaume 121 • SWV 31)
Herr, unser Herrscher (Psaume 8 • SWV 27)
Nicht uns Herr, sondern deinem Namen (Psaume 115 • SWV 43)
Zion spricht : der Herr hat mich verlassen (Isaïe 49,14-16 • SWV 46)
Die mit Tränen säen (Psaume 126 • SWV 42)
Alleluja ! Lobet den Herren in seinem Heiligtum ! (Psaume 150 • SWV 38)
Distribution (sous réserve)
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Tanya Aspelmeier et Aurore Bucher, sopranos
Rolf Ehlers et Jean-François Lombard, haute-contres
Michael Feyfar et Róbert Morvai, ténors
Benoît Arnould et Ekkehard Abele, barytons
Marie Garnier et Judith Pacquier, cornets à bouquin
Christina Hess, Franck Poitrineau et David Yacus, saqueboutes
Mélanie Flahaut, dulciane
Guillaume Humbrecht et Clémence Schaming, violons
Isabelle Dumont, François Joubert-Caillet et Barbara Leitherer, violes
Élodie Peudepièce, violone en sol
Michele Zeoli, violone en ré
Marc Wolff, guitare et théorbe
Marie Bournisien, harpe
Benoît Haller, direction
Les Psaumes de David (1619) constituent le deuxième opus du jeune Heinrich Schütz formé à Venise par Giovanni Gabrieli. On peut facilement imaginer avec quelle opulence ces grandes fresques à deux, trois et quatre chœurs auraient sonné dans la basilique San Marco. Au travers des 26 motets, une large initiative est laissée au musicien qui peut se livrer à un véritable et passionnant travail d’orchestration : chacune des voix peut être attribuée indifféremment à un chanteur ou a un instrumentiste. Ainsi, on pourra par exemple souligner la douceur d’un passage musical grâce à l’utilisation de violes de gambe, ou l’énergie par l’emploi de saqueboutes et cornets, ou mettre en avant l’importance d’un texte en excluant momentanément tous les instruments.
La poésie de l’ancien testament ne laisse guère indifférent : s’il s’agit fondamentalement de louange, elle évoque aussi les tracas du peuple israélite en exode, l’asservissement à l’Égypte, l’aspiration à la sagesse.
Dans la pratique, ce texte contrasté et souvent extrême est le catalyseur de l’inspiration des musiciens formant tous ensemble un orchestre de voix, de vents et de cordes. Dans l’opus premier - les madrigaux italiens - le sens du verbe et l’art de la rhétorique étaient intimement liés à la musique ; ici, du point de vue de l’auditeur, le texte a pour principal intérêt le son qu’il fait. Les consonnes incarnent alternativement percussion tribale et tension bestiale ; les voyelles laissent éclater tantôt une brillante vocifération, tantôt un râle profond.
Heinrich Schütz part dans les Psaumes de David à la rencontre d’un monde archaïque où l’émotion est brute et primitive. À ce titre, ce recueil de jeunesse fait exception dans l’œuvre du Sagittaire, faisant appel au corps du musicien plus qu’à son intellect, s’adressant plus à l’instinct de l’auditeur qu’à sa capacité de réflexion.