En bref
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Une approche scénique des cantates profanes
23 musiciens (6 chanteurs et 17 instrumentistes)




Programme
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Cantate BWV 201 • Der Streit zwischen Phœbus und Pan
"Geschinde, ihr wirbelnden Winde !"


Cantate BWV 213 • Herkules auf dem Scheidewege
"Laßt uns sorgen, laßt uns wachen !"







Distribution
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Tanya Aspelmeier, soprano
Philippe Barth, contre-ténor
Christophe Einhorn et François-Nicolas Geslot, ténors
Wolfgang Newerla et Gregor Finke, basses
Guillaume Humbrecht, violon
Cosimo Stawiarski et Johannes Frisch, violons et violons-alto
Felix Knecht, violoncelle
Armin Bereuter, contrebasse
Meike Güldenhaupt et Margot Humber, hautbois
Emmanuel Alemany, Krisztian Kovats et NN, trompettes
Thomas Holzinger, timbales
Olivier Picon et Kathrin Williner, cors
NN, basson
Sébastien Wonner, clavecin
Elmar Supp, mise en espace sur un concept de Gerd Heinz
Benoît Haller, direction




Calendrier
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2 février 2008 : Représentation à Guebwiller, Dominicains
3 juin 2008 : Représentation à Wambrechies (Nord)
14 septembre 2008 : Représentation à l'Abbaye de Royaumont
La Cantate de chasse "Was mir behagt, ist nur muntre Jagd" (Seule la chasse joyeuse me convient) fut composée en 1713, alors que Bach était encore jeune organiste à la cour de Weimar, pour la cour voisine de Weissenfels. Le prince de cette cour, Christian von Sachsen-Weissenfels, était un chasseur fanatique, mais la poursuite de cette passion et de quelques autres – le luxe parfaitement insolent, entre autres – mena à la ruine du Palais et finalement à sa mise sous tutelle. C’est Salomo Franck, secrétaire au Consistoire de Weimar, qui écrivit le texte célébrant le 35eme anniversaire du prince ; on doit d’ailleurs à ce même Franck d’innombrables livrets de cantates de Bach. L’histoire, fort simple, met en scène Diane (soprano), Endymion (ténor), Pales (soprano II) et Pan (basse). Endymion, l’amant de Diane, se plaint qu’elle le délaisse en faveur de la chasse. Mais en apprenant que la chasse se tient en l’honneur de Christian de Saxe-Weissenfels, il fait taire ses plaintes et se joint aux réjouissances et aux louanges que Diane chante au prince. Pan, le dieu des champs et des prairies, ainsi que Pales, déesse des bergers, ajoutent leurs voix. Pan transmet ses pouvoirs à Christian, l’on chante encore quelques louanges, puis on se rassemble pour les chœurs « Longue vie au soleil de cette terre » et « Instant de joie ! Heures de bonheur ! ».

Vingt ans plus tard, le 5 septembre 1733, dans le jardin du Café Zimmermann, avait lieu un festival de musique célébrant l’anniversaire du prince Friederich Christian : on donna la Cantate « Hercules auf dem Scheidewege », Hercule à la croisée des chemins. La figure d’Hercule, souvent représentée à l’époque baroque pour symboliser les monarques, est ici sensée incarner le jeune prince : ainsi qu’Hercule – le dieu Mercure le dévoile à la fin de l’ouvrage –, le prince alors âgé de onze ans avait déjà décidé d’emprunter l’épineux chemin de la vertu plutôt que celui, plus confortable, de la lascivité. Le sous-titre « dramma per musica » indique clairement que l’ouvrage comporte de nombreux aspects assez dramatiques provenant de l’opera seria : vice et vertu, dans un dialogue assez tendu, combattent pour attirer l’attention du prince.



Fidèle à son approche à un par voix, la Chapelle Rhénane inaugure avec ce programme un travail scénique pour lequel elle s’est associée à l’acteur et metteur en scène allemand Gerd Heinz. Celui-ci proposera une vision originale, teintée d’anticapitalisme, de ces deux cantates profanes. À l’inverse d’une débauche de moyens (décors, costumes, effets...) parfois trop usitée comme cache-misère, le projet consistera à chercher une efficacité émotionnelle maximale grâce à une économie des artifices utilisés, qui facilitera la concentration des interprètes et des spectateurs sur le message essentiel.
Johann Sebastian Bach (1685-1750) • Cantates Profanes


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