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1. Incipit : Deus, in adiutorium meum
2. Psalmus I : Dixit Dominus domino meo
3. Concerto : Nigra sum
4. Psalmus II : Lætatus sum
5. Concerto : Pulchra es
6. Psalmus III : Laudate pueri Dominum
7. Concerto : Duo Seraphim
8. Psalmus IV : Nisi Dominus
9. Concerto : Audi coelum
10. Psalmus V : Lauda Jerusalem Dominum
11. Sonata sopra « Sancta Maria, ora pro nobis »
12. Hymnus « Ave Maris Stella »
13. Magnificat
Distribution (sous réserve)
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Tanya Aspelmeier et Aurore Bucher, sopranos
Rolf Ehlers et Jean-François Lombard, haute-contres
Michael Feyfar, François Rougier et Benoît Haller, ténors
Benoît Arnould et Ekkehard Abele, barytons
Guillaume Humbrecht, Clémence Schaming et Johannes Frisch, violons
Marie Garnier-Marzullo, Judith Pacquier et Risa Seda, cornets à bouquin
Christina Hess, Franck Poitrineau et David J. Yacus, saqueboutes
Élodie Peudepièce, violone en sol
Marie Bournisien, harpe
Sébastien Wonner, orgue et clavecin
Avec le XVIIe siècle naissent la musique baroque et l’opéra, deux phénomènes indubitablement liés entre eux, puisque dans chacun on retrouve une approche radicalement nouvelle du texte et de l’émotion. Mais qu’en est‐il de la musique sacrée à cette époque ? Encore très régie par les règles papales, elle a du mal à se libérer de la polyphonie ancienne ; la monodie et l’expression opératiques seraient ici un affront très indélicat ! Et pourtant, dès 1610, le malicieux Monteverdi compose une œuvre très spéciale pour l’office des vêpres : il reprend la structure habituelle – un enchaînement de certains Psaumes spécifiques dans le style traditionnel – mais intercale (cache, devrait‐on dire) entre chacune de ces louanges un petit concerto dans le style moderne ! Comble de la facétie, il consacre le fastueux ensemble à la vierge Marie, figure ô combien centrale du catholicisme, et dédie son ouvrage au pape !
C’est cette histoire fascinante des Vêpres à la Vierge de Monteverdi que la Chapelle Rhénane raconte: l’histoire du premier grand chef‐d’œuvre sacré de la musique baroque, plus de cent ans avant les Passions de Bach, qui refermeront ce cycle historique.
Neuf chanteurs solistes, cornets, saqueboutes, violons et continuo, près de vingt musiciens sont ici rassemblés pour faire jaillir la splendeur des psaumes en double‐chœur et pour plonger dans l’intimité sensuelle ou mystérieuse des concertos à une, deux ou trois voix.