En bref
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Cycle de cantates sur la Passion du Christ
La transition parfaite entre Schütz et Bach
Le 300e anniversaire de la mort de Buxtehude en 2007
Musique et sonorités proches de celles de Capricornus
15 musiciens (5 chanteurs et 10 instrumentistes)
En option : la Maîtrise de Colmar, direction Arlette Steyer





Programme
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Ad pedes - Ecce super montes
Ad genua - Ad ubera portabimini
Ad manus - Quid sunt plagae istae
Ad latus - Surge amica mea
Ad pectus - Sicut modo geniti infantes
Ad cor - Vulnerasti cor meum
Ad faciem - Illusta faciem tuam




Distribution
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Tanya Aspelmeier et Stéphanie Révidat, sopranos
Rolf Ehlers, haute-contre
Benoît Haller, ténor
Benoît Arnould, basse
Isabel Schau et Cosimo Stawiarski, violons
Anne Garance Fabre-Garrus, viole de gambe
Sergio Alvarez, viole de gambe
Barbara Leitherer, viole de gambe

Armin Bereuter, violone en sol
Élodie Peudepièce, violone en ré
Marie Bournisien, harpe
Thomas Boysen, théorbe
Jennifer Harris, basson
Sébastien Wonner, orgue et clavecin




Calendrier
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Jeudi 23 août 2007 : Concert au Festival de Sablé-sur-Sarthe
Dimanche 28 octobre 2007 : Concert au Festival de Ribeauvillé
avec la Maîtrise de Colmar, direction Arlette Steyer
Dietrich Buxtehude est originaire du Holstein, région frontalière entre Allemagne et Danemark. Il reçut une sérieuse formation musicale de son père, qui fut pendant trente deux ans organiste à Helsingr (Elseneur). Il succède en 1668 à Franz Tunder, après la mort de celui-ci, comme organiste de la Marienkirche de Lübeck, l’un des postes les plus prestigieux de l’Allemagne du nord, et épouse sa fille. Il institua à partir de 1673 les concerts de l’Avent (« Abendmusiken ») qui établirent sa réputation de compositeur dans tout le pays, attirant les jeunes musiciens désireux de rencontrer le maître reconnu comme l’organiste le plus fabuleux de son temps ; Nikolaus Bruhns (l’un de ses élèves les plus doués), Haendel et Mattheson, puis Bach firent le voyage de Lübeck. La musique des Abendmusiken, qui mettait parfois en œuvre des effectifs importants de musiciens et chanteurs, est malheureusement presque intégralement perdue, tout comme une grande partie des cantates.

Buxtehude doit aujourd’hui l’essentiel de sa renommée à son œuvre d’orgue, la plus considérable de l’Allemagne du nord, qui annonce celle de Jean-Sébastien Bach et surpasse celle de tous ses contemporains. Elle se caractérise en dehors des chorals, par l’aspect complexe et grandiose de l’architecture, l’invention mélodique et rythmique et la richesse du contrepoint.

Miraculeusement préservé jusqu’à nos jours, le cycle de cantates « Membra Jesu Nostri » fut composé en 1680 et dédié à Gustav Düben, maître de chapelle du roi de Suède à Stockholm. Chaque cantate est introduite par un texte biblique auquel font suite des extrait du poème médiéval « Salve mundi salutare ». Chacune des sept parties du cycle est une évocation piétiste de l’une des partie du corps du Christ en croix : pieds, genoux, mains, flanc, poitrine, cœur et visage.

Né cinquante deux ans après Schütz et quarante huit ans avant Bach, Buxtehude incarne à merveille la transition entre le baroque allemand inspiré par les premières expérimentations italiennes de Monteverdi, et la synthèse de tous les styles européens opérée par la Cantor de Leipzig. On fête le 300e anniversaire de sa mort en 2007.
Dietrich Buxtehude (1637-1707) • Membra Jesu Nostri



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